L’art mexicain évoquait vaguement pour moi le couple Diego Rivera & Frida Kahlo, le surréalisme avec en tente André Breton et des tableaux pleins de couleur. En somme, des lieux communs et rien de très profond. L’exposition présentée par le Grand Palais à mis à plat mes préjugés : certes, on y retrouve des tableaux hauts en couleur mais surtout, une diversité de techniques et de thèmes et des artistes engagés. On y découvre une culture très intéressante et pleine de relief. Bref j’ai adoré, j’ai été surprise et surtout, j’ai découvert un artiste dont je suis tombée sous le charme : Diego Rivera. 

Pour commencer donc, des toiles de Diego Rivero, qui pour certaines mettent en avant l’art du cubisme, qui n’a rien à envie à son contemporain, Picasso. L’exposition du Grand Palais rappelle que Diego Rivera est l’un des trois grands peintres de l’art mexicain, un artiste utopique qui, après avoir côtoyé les Avants gardes européennes , développe son propre art. 

L’exposition présente également les toiles de José Clémente Orozco et de David Alfaro Siqueiros, les deux autres piliers de l’art mexicain qui ont pris part à la révolution en peignant des toiles engagées, s’associant à la lutte des classes et dépeignant la révolution avec ses contradictions et sa mélancolie. Le Grand Palais n’oublie pas les femmes, fortes, qui ont assumé de nouvelles fonctions, les hommes étant partis combattre la révolution. Ce qui l’a également beaucoup plus, c’est d’avoir laissé le visiteur découvrir des peintres, beaucoup moins connu en France, poriuvàt la diversité de l’art mexicain.